Lundi 2 novembre 2009 1 02 /11 /Nov /2009 21:56
  « Et je pense, en effet, que si nous tentons de convoquer nos réminiscences olfactives et papillaores, nous allons de surprises en mystères et que commencent de nous être dévoilées non seulement la complexité et la richesse de ces innombrables corrélations souterraines qui ont formé notre personnalité, mais souvent aussi - car il suffit d'un rien - infléchi notre destin. »

En voilà un drôle de livre que j'ai eu la chance de découvrir grâce à Bob et aux éditions Robert Laffont.


A tââââââââble !
A travers 23 nouvelles, l'auteur, Denis Grozdanovitch, part à la recherche de ses madeleines de Proust gustatives. Plats et boissons réveillent en lui des souvenirs enfouis qu'on prend plaisr à découvrir. Un voyage original dans la vie de cet ancien tennisman. Du classique chocolat chaud, en passant par le cassoulet et d'autres plats exotiques, les anecdotes se succèdent, avec leur touche d'humour et de tendresse.



Ce qui m'a plu...
* Une plume agréable, pleine d'humour, un ton décalé. M. Grozdanovitch manie aussi bien l'écriture que la raquette.
* Ce livre fut pour moi un savoureux moyen de découvrir une personnalité qui m'était jusqu'alors inconnue.
* Rechercher mes propres souvenirs gustatifs...




J'ai moins aimé...
* Ne pas parvenir à prononcer de tête le nom de l'auteur...




A noter...
Cet ouvrage fait partie d'une collection "Exquis d'écrivains" (Editions Laffont) : "Cette bibliothèque gourmande contemporaine invite les écrivains à dévoiler, autour d'un jeu de mots-clés, les secrets de leurs plaisirs gourmands". Une dizaine de titres sont actuellement disponibles. Initiative originale.

Par Schneeweiss - Publié dans : Littérature française et francophone - Communauté : Salon Lecture
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Dimanche 27 septembre 2009 7 27 /09 /Sep /2009 08:30
En ce dimanche poétique, vous prendrez bien un petit poème de Baudelaire ?
La fontaine de sang

Il me semble parfois que mon sang coule à flots,
Ainsi qu'une fontaine aux rythmiques sanglots.
Je l'entends bien qui coule avec un long murmure,
Mais je me tâte en vain pour trouver la blessure.

À travers la cité, comme dans un champ clos,
Il s'en va, transformant les pavés en îlots,
Désaltérant la soif de chaque créature,
Et partout colorant en rouge la nature.

J'ai demandé souvent à des vins captieux
D'endormir pour un jour la terreur qui me mine ;
Le vin rend œil plus clair et l'oreille plus fine !

J'ai cherché dans l'amour un sommeil oublieux ;
Mais l'amour n'est pour moi qu'un matelas d'aiguilles
Fait pour donner à boire à ces cruelles filles !

Pour consulter les poèmes sélectionnés par les autres participants du dimanche poétique, rendez-vous sur le blog de Celsmoon. Bon dimanche ! Dernier dimanche de septembre, ça passe vite...
Par Schneeweiss - Publié dans : Dimanche poétique - Communauté : Salon Lecture
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Jeudi 24 septembre 2009 4 24 /09 /Sep /2009 13:38
« Dieu a distribué les cartes aux hommes. Azazel, lui, enseigne comment jouer pour gagner. »


Fandorine ou le James Bond russe ?

Dans la Russie du XIXe siècle, le jeune promu Eraste Fandorine est chargé d'élucider une série de meurtres. Un seul indice : le mystérieux nom d'Azazel, crié avant chaque homicide...

Le roman s'ouvre sur une scène de suicide qui semble anodine au premier abord. Lorsque le jeune enquêteur Fandorine décide de creuser un peu plus les circonstances du drame, c'est un vaste complot international qui semble se profiler.
Au fur et à mesure que l'enquête progresse, l'atmosphère devient étouffante. L'identité d'Azazel amène le jeune enquêteur à sillonner l'Europe et à se méfier de ses plus proches collaborateurs : coups bas et retournements de situation rythment le récit. Jusqu'à la dernière page, la diabolique conspiration est présente...
Des nombreux clins d'oeil et une légereté dans l'écriture rendent la lecture agréable.

Ma note :


Ce qui m'a plu...
* Une intrigue des plus rocambolesques où le héros ressort indemne de situations cocasses.
* Une situation qui se complexifie au fur et à mesure que le roman progresse, augmentant ainsi le plaisir de lecture.
* Le mystère d'Azazel et les nombreuses fausses pistes qu'il peut induire tant pour le héros que pour le lecteur.


J'ai moins aimé...
* L'élipse narrative en fin de récit : on ne sait si l'affaire est totalement close.


Par Schneeweiss - Publié dans : Littérature slave - Communauté : Salon Lecture
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Dimanche 20 septembre 2009 7 20 /09 /Sep /2009 07:12
Pour mon troisième dimanche poétique, j'ai selectionné un poème de Mallarmé...

 



        

La lune s'attristait. Des séraphins en pleurs
Rêvant, l'archet aux doigts, dans le calme des fleurs
Vaporeuses, tiraient de mourantes violes
De blancs sanglots glissant sur l'azur des corolles.
C'était le jour béni de ton premier baiser.
Ma songerie aimant à me martyriser
S'enivrait savamment du parfum de tristesse
Que même sans regret et sans déboire laisse
La cueillaison d'un Rêve au coeur qui l'a cueilli.
J'errais donc, l'oeil rivé sur le pavé vieilli
Quand avec du soleil aux cheveux, dans la rue
Et dans le soir, tu m'es en riant apparue
Et j'ai cru voir la fée au chapeau de clarté
Qui jadis sur mes beaux sommeils d'enfant gaté
Passait, laissant toujours de ses mains mal fermées
Neiger de blancs bouquets d'étoiles parfumées.


 

Stéphane Mallarmé

Je vous invite également à parcourir les poèmes choisis par les autres participants que vous trouverez sur le blog de Celsmoon. Bon dimanche !
Par Schneeweiss - Publié dans : Dimanche poétique - Communauté : Salon Lecture
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Jeudi 17 septembre 2009 4 17 /09 /Sep /2009 08:16
Pour ce jeudi artistique, j'ai sélectionné les étonnants igloos de Mario Merz. Selon l'artiste italien, ces constructions symbolisent son travail artistique, ils sont à la fois « abri et cathédrale de survivance ». Réalisés à l'aide de matières organiques, ces créations participent à l'Arte Povera, courant artistique né dans les années 1970.


Igloo de Giap (1968)

Igloo, Do We Go Around Houses, or Do Houses Go Around Us?  (1977-85)

Igloo con albero (1969)


Igloo con pianta (1969)



Citta' irreale
(1989)



Par Schneeweiss - Publié dans : Arts - Communauté : l'assommoir de l'art
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